• Karine

Monos

Bonjour, je suis un singe (« un mono » en espagnol) et vous pourrez m’apercevoir un peu partout au Panama lors de votre séjour.


Je vais vous présenter quelques espèces dont certaines endémiques, réparties sur presque tout le territoire.


A quoi je sers ?

Je suis très important pour les écosystèmes, et ce, en mangeant ! En effet, je laisse tomber des graines qui vont pousser dans la forêt, je contrôle la pousse des feuilles et des arbres et je polinise : je contribue au reboisement et à la continuité des plantes et des arbres ; je me nourris aussi de petits insectes comme les moustiques, les scarabées, les cafards dont je contrôle la prolifération…


Au Panama, nous sommes 9 espèces et 13 sous-espèces présentes ! Ici, on va parler des plus communes.



Le singe hurleur

On m’appelle « mono aullador » en espagnol (prononcez « mono ahouillador ») et je vis dans différentes zones du Panama.

Je peux avoir un pelage noir et marron

comme sur la photo (celui d'Azuero) ou bien complètement noir. Je suis rangé dans 3 sous-espèces : celle endémique de l’ile de Coïba (dans le golfe de Chiriqui), celle endémique dans la région d’Azuero (en fait une sous-espèce de celle de Coïba) et l’autre plus « classique » ; pour cette dernière, j’habite dans les montagnes centrales du pays, sur les iles du canal et dans la forêt du Darien. Vous pouvez m’observer plus ou moins facilement (demandez à Karine, elle vous indiquera quelques endroits) mais ne restez pas juste en-dessous de moi car je pourrais vous arroser et ce ne sera pas avec de l’eau !

En général, on m’entend facilement car mon cri peut atteindre, dit-on, 4 km ! C’est le mâle qui émet ses cris grâce à une cavité spécifique dans sa gorge. On se parle, on se localise entre groupes ou on alerte d’un danger ou intrus. On communique davantage à l’aube ou au crépuscule. La première fois que Karine m’a entendu, elle pensait que je ressemblais à un gorille ou un chimpanzé tellement mon cri est puissant et imposant :-)

Lorsque les Américains venaient suivre des stages de survie au Panama, on me chassait et me mangeait : j’étais leur source de protéines. Malheureusement, on ne sait pas combien de mes frères ont été tués à ces fins.

Mes noms scientifiques :

pour Coïba : Alouatta coibensis coibensis

pour Azuero : Alouatta coibensis trabeata

le plus commun (sous-espèces selon la zone d’habitat) : Alouatta palliata palliata ET Alouatta palliata aequatorialis



Le singe araignée

Moi, je suis le « mono araña » en espagnol (prononcez " arania ").

Comme mon copain le signe hurleur, on me range dans 3 sous-espèces : le singe araignée noir (de couleur noire), le coloré ou rouge (avec un pelage marron rougeâtre) et celui endémique de la province d’Azuero. Vous m’apercevrez dans certaines parties de la jungle du Darien, sur les iles du canal, dans la province d’Azuero, sur la côte Caraïbes.

Mes noms scientifiques :

pour Azuero : Ateles geoffroyi azuerensis

pour les endémiques du Darien : Ateles geoffroyi grisescens ET Ateles fusciceps rufiventris

pour le coloré ou rouge : Ateles geoffroyi panamensis



Le capucin à tête blanche

On m’appelle « mono cariblanco » ou « mono capuchino » comme la boisson le capuccino. J’ai une tête blanche et je fais penser à un moine capucin, d’où mes noms ! Je suis divisé en 2 sous-espèces et habite un peu partout au Panama.

Je suis le plus intelligent du continent : je suis capable d’utiliser des pierres et des morceaux de bois pour résoudre un problème. Attention les visiteurs : j’observe et je reproduis ce que je vois, donc cachez vos sacs, pas de vêtements jaunes ou avec des motifs ressemblant à des bananes ou autres fruits appétissants que je pourrai confondre… Rappelez-vous que je suis sauvage !

Dans certaines parties du Panama, je vais visiter les champs et les paysans n’aiment pas ça, donc ils me chassent.

Mes noms scientifiques selon ma zone d’habitat :

Cebus capucinus imitator ET Cebus capucinus capucinus.



Nous trois sommes de taille moyenne, entre 30 et 60cm environ.

Notre queue est très importante car on s’en sert comme d’un 5e membre. Selon l’espèce, elle est aussi longue que notre corps, voire plus ! Si vous nous observez, vous verrez que nous l’utilisons comme un bras pour passer d’une branche à l’autre.

Elle nous sert aussi à boire quand nos prédateurs sont dans l’eau. On l’utilise comme une cuillère ! Mieux vaut perdre la queue que la tête ;-)



Le singe titi

Je suis un des plus petits du pays, le « mono titi » mais on m’appelle aussi Geoffroy de Tamarin.

Je suis présent dans la nature depuis la province de Coclé (vers Penonomé) jusqu’en Colombie.

Je vis en famille, c’est Monsieur qui s’occupe de l’éducation des petits. Je pousse de petits cris aigus pour communiquer avec mes acolytes.

Entre mes prédateurs naturels et les gens qui tuent les adultes et prennent les petits pour les vendre comme animal de compagnie, mon espèce est en train de disparaitre ! Peu d’entre nous survivent aux conditions de vie en cage…

Mon nom scientifique : Saguinus geoffroyi



Le singe jujuna

Vous aurez peu de chances de me voir sauf si vous faites une sortie de nuit car je suis nocturne !

On me trouve principalement dans la zone du canal et la province de Coclé. J’avais des cousins endémiques de la région d’Azuero mais cela fait bien longtemps qu’on ne les voit plus….

Comme je suis rare, on me vend beaucoup sur le marché noir…

Quand le canal a été construit, l’Institut Gorgas du Panama a commencé à m’utiliser pour des recherches en biomédecine.

Mon nom scientifique : Aotus zonalis



Nous deux sommes de petite taille, entre 20 et 30cm.



Nous sommes herbivores et nous alimentons de fruits, de fleurs, de graines, de jeunes pousses ; quand la nourriture vient à manquer, alors on mange des insectes et des œufs d’oiseaux. Le capucin à tête blanche est omnivore : il se nourrit aussi de viande comme les bébés iguanes et crocodiles, les écureuils, etc


Nous sommes tous en voie d’extinction, à des degrés plus ou moins graves. Les raisons ? La chasse, la déforestation (les arbres sont notre maison et notre garde-manger), le marché noir, le manque d’éducation et de sensibilisation envers nous (on nous chasse de nos habitats naturels plutôt que de vivre en harmonie).


 

Quelques conseils pour les aider lors de vos vacances :

Si vous les aimez et souhaitez les aider à votre façon, prenez des photos des singes et envoyez-les par email à Karine avec le lieu, la date, le nombre de singes vus et ce qu’ils faisaient. Cela permet à l’association nationale de protection des primates de mieux les connaitre et de voir leur évolution. Merci pour eux par avance.


Ne les alimentez pas même avec des fruits car ils prennent de mauvaises habitudes : d’une part ils doivent continuer à chercher leur propre alimentation, d’autre part ils s’habituent aux humains, ce qui les rend plus vulnérables.


Rappelez-vous : ce sont des animaux sauvages, avec des réactions imprévisibles et parfois agressives. De plus, ils portent naturellement des bactéries, insectes, etc qui peuvent vous rendre malade : évitez de les toucher, c'est plus prudent.


Psittt : pensez à contacter JL Tours via le site www.aypapaaa.com pour vous organiser une excursion au départ de votre hôtel de plage ou de Panama City ou un circuit incluant l’observation des singes ;-)


Sources : https://biota.wordpress.com/ https://www.fcprimatespanama.org/

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